L’IPO populaire fait face au casse-tête camerounais
Au cours de la semaine passée, au moins cinq personnes m’ont posé la même question : Comment acheter des actions Dangote ? Cette demande croissante est très encourageante pour la culture de l’investissement au Cameroun. De plus en plus de Camerounais, jeunes professionnels et entrepreneurs, veulent diversifier leur patrimoine au-delà des terres familiales et des tontines, et s’intéressent à l’actionnariat dans les grandes entreprises africaines.
L’introduction en bourse de Dangote Petroleum Refinery and Petrochemicals promettait une grande ouverture : 4,1 milliards d’actions à 525 nairas l’unité, avec une mise minimale de 5 250 nairas. Sur le papier, c’est l’inclusion financière incarnée. Mais pour un Camerounais, c’est tout de suite l’impasse : la quasi-totalité des circuits d’abonnement exige un profil bancaire nigérian, avec numéro de vérification bancaire ou d’identification nationale. Les Kényans peuvent investir via des certificats de dépôt, mais le Cameroun n’a pas instauré cette solution. Résultat : l’opportunité s’adresse à tous, à condition d’avoir le bon compte… dans un autre pays.
L’envie d’investir existe déjà. Il manque l’infrastructure capable de rendre ces offres réellement accessibles à tous les Africains, où qu’ils vivent.